dimanche 6 novembre 2011

À propos de l’occupation

Ceux qui lisent ce blog en lisent probablement d’autres et ont sûrement eu la chance de croiser un journal ou un écran de télévision dans les derniers jours. C’est pourquoi je m’abstiens d’expliquer en détail toute la phase préparatoire et les éléments précipitants qui ont menés à l’explosion du mouvement «Occupy». «Occupy» le monde je suppose.

«We are the 99 %». Voilà la devise des manifestants du mouvement Occupy Wall Street et aussi celle de ceux qui ont choisis d’exporter le concept,comme à Québec, afin d’étendre la prise de parole, la colère collective. Ces gens ont décidés de s’isoler sur la place publique et de scander leur indignation jusqu’à ce que le problème cesse. Selon eux, le problème est le suivant : Les richesses ne sont pas réparties également parmi le peuple. Le fameux 1% accusé détiendrait 38 % des richesses mondiales.

Je suis 100 % d’accord avec l’amertume, le dégoût, le sentiment d’injustice ou le mal de cœur engendré par cette inégalité qui ne date pas d’hier. Cependant, je trouve ces mécontents un peu émotifs et peu proactifs.

Bien sûr, notre société est imparfaite dans l’ensemble mais s’asseoir par terre et bouder ou hurler ne mènera à rien à part l’emmerdement des voisins et alentours (à part pour Wall-Street qui a bien choisi son emplacement). Je trouve qu’ici à Québec, le comportement de ces manifestants mais aussi celui des autorités montre un grand manque de jugement et une absence totale de volonté concrète. D’abord, les individus qui ont choisis de se lever pour la cause devraient se creuser la tête et trouver quelque chose de mieux qu’un blocage de ligne téléphonique du réseau de la ville ou un sit-in pour faire passer le message. Ensuite, la ville elle-même pourrait répondre de manière décente aux affirmations (aussi inorganisées soient-elles) de ces citoyens et trouver un meilleur prétexte qu’un «manque de sécurité et risque élevé d’accident par le feu» pour chasser ces gens qui ne demander qu’une oreille attentive de la part de ce cher Régis et de ses copains à l’administration. Aussi, il faut identifier le 1% avec tact, plusieurs associent le gouvernement à la misère et l’incapacité globale alors que dans un régime aux tendances socialistes comme le nôtre, c’est tout sauf vrai.

En fait, je crois que le fameux 1% se rit de ses manifestations quasi-ridicules qui ne font qu’impressionner le 99% pour cent lui-même, convaincu de prendre des mesures pour se sortir de la mélasse économique dans lequel il baigne. Pour changer les choses, il faut construire, pas détruire en émeutes et manifestations le peu de civisme et de sens commun qui subsiste encore.

Il faut tenter de devenir le 100%, exploiter son potentiel de groupe, discuter, bâtir, cesser d’assumer que tout est pour le mieux ou pour le pire et prendre le taureau par les cornes ; pas en tant qu’individu mais en tant que civilisation organisée et efficace. Le conflit et la discorde ne fait que du bien aux poches des banquiers de New-York, Londres ou Delhi qui se feront une joie de continuer à regarder les émeutes en rediffusion sur leur écran géant si les mesures enfantines des militants ne changent pas.Je suis peut-être isolé dans mes visions bucoliques et peut-être que je surestime le genre humain (tristement). Par contre je refuse d’appuyer les casseurs et les porteurs de masque de vendetta qui chignent sous prétexte que tout va mal par la faute des autres.

Je crois en l’intelligence.

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