dimanche 20 novembre 2011

Jean Leloup à l'Impérial : pour le meilleur et pour le pire

Le grand retour de Jean Leloup sur la scène culturelle Québécoise en 2009 a produit des avis mitigés quand à la concordance du contenu. Son dernier album : Milles excuses milady, a créé la controverse parmi les fans qui ne reconnaissaient pas la bête maniaco-dépressive et qui s’attendaient à beaucoup plus que l’album précédent : Mexico (2006), qui a fait soupirer bien des amateurs de sa musique. De plus, ses performances live ont su attirer les foudres de la masse journalistiques et des fans (Leloup s’amusait à insulter la foule et raccourcir ses spectacles.) Pour ma part, je suis un fan inconditionnel de son art et c’est avec l’esprit ouvert aux fantaisies du maître que je me suis présenté à son spectacle du Jeudi 17 Novembre à l’Impérial de Québec. Cette chronique vise donc à faire un bref résumé de la soirée et de l’ambiance, en oubliant le plus possible mon admiration qui parsèmerait  mes propos d’éloges peu appropriées à une narration journalistique.

En arrivant sur place environ une heure à l’avance, la file qui se prolongeait jusqu’au bout de la rue m’a convaincu que les injures et extravagances ne réduiraient probablement jamais la taille de la foule de fidèles à ces spectacles imprévisibles. La bonne humeur était palpable et  la salle presque pleine, tout était en place pour une prestation mémorable. En fait, il ne s’agissait pas uniquement d’un spectacle solo. Jean Leloup était accompagné d’un groupe qu’il accompagne en tant que producteur : The last assassins, composé de Virginia Tangvald et Mathieu Leclerc au chant, Charlie Yapo à la basse et Benjy Vigneault à la batterie. Pour vous donner une idée, la description du groupe sur le blogue se lit comme suit : «Des textes poétiques sur du rock n’ roll sale et sexy» La soirée était donc partagée entre les chansons en solo de Jean Leloup et des titres de lui et du groupe qu’ils jouaient ensemble. Étant donné le manque d’ordre typique (et agréable) des spectacles de Leloup, il était difficile de distinguer l’improvisation des chansons du groupe relativement méconnu que sont The last assasins. J’ai cependant eu la chance de reconnaître certains de mes classiques préférés et indémodables tels que Cookie ou Edgar qui firent le bonheur unanime des spectateurs.

Pour ce qui est des morceaux en groupe, j’ai été un peu déçu par le contenu répétitif, la voix à mon avis peu attirante de Virginia Tangvald et le look poético-blasé de Mathieu Leclerc qui chantait d’ailleurs très mal (j’ai même entendu un partenaire de parterre le comparer à un légume.) Par contre, les instrumentistes étaient irréprochables et Jean Leloup a fait de son mieux pour rehausser le tout à l’aide de son imagination musicale inépuisable.

Pour ce qui est de l’ambiance, la foule la  modifiait au rythme de son appréciation des pièces. En effet, les hurlements contrastaient avec le silence complet en fonction de ce qui était entendu (j’attribue ce contraste à la présence inconstante de Mathieu Leclerc.) L’éclairage était génial et l’arrangement de la scène était globalement réussi.

Finalement, la prestation, bien que légèrement bipolaire, me confirma encore une fois mon amour de la musique de Leloup, bien que j’aurais pu me passer des derniers assasins qui ne meurtrirent que des oreilles ce soir là. De ce que j’ai pu observer à la sortie, l’assemblée semblait être en accord avec mon opinion. Je laisse quand même l’adresse du site du groupe à l’intention des curieux qui voudraient entendre par eux-mêmes.

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